Amandine PEYREBRUNE a soutenu publiquement ses travaux de thèse intitulés : "Les habiletés d'écriture chez des adolescents à haut potentiel intellectuel: étude des compétences graphomotrices, orthographiques et rédactionnelles comparées à celles d'adolescents ordinaires." dirigés par Monsieur Jean-Noel FOULIN

La soutenance s'est déroulée le mercredi 19 décembre 2018 à 9h30 au 3 ter place de la Victoire, 33076 Bordeaux Cedex - Amphi Pitres.

Composition du jury:

M. Jean-Noël FOULIN Université de Bordeaux Directeur de thèse
Mme Frédérique ROBIN Université de Nantes Rapporteur
Mme Béatrice BOURDIN Université de Picardie Jules Vernes Rapporteur
Mme Maria PERREIRA DA COSTA Université Paris Descartes Examinateur
Mme Virginie POSTAL Université de Bordeaux Examinateur
M. Alain BAUDRIT Université de Bordeaux Examinateur

Mots-clés :

Haut potentiel intellectuel, adolescents, production écrite, graphomotricité, orthographe.

Résumé :

Ce travail s’est consacré à l’analyse des habiletés de la production écrite chez des adolescents à Haut Potentiel Intellectuel (HPI). Les modèles d’apprentissage de la production écrite (e.g., Berninger & Swanson, 1994) mettent en avant la distinction entre des processus transcriptionnels, ou de bas-niveau, (exécution graphique et orthographe) et des processus de haut niveau (planification, formulation, révision). Ces deux processus entrent en compétition dans la gestion de la production écrite si bien que la qualité des textes écrits et la quantité de texte produit, dépendent de la maîtrise des processus de bas niveau. Le manque de maitrise voire les difficultés de gestion des habiletés transcriptionnelles caractériseraient une partie des personnes HPI. Il s’ensuit qu’en dépit de capacités générales reconnues comme excellentes, cette catégorie de scripteurs verrait la qualité de sa production écrite compromise par la faiblesse des processus de bas-niveau. Les travaux sont peu nombreux et leurs résultats quelque peu discordants. L’étude de Yates, Berninger et Abbott (1995) montre que les enfants et adolescents HPI présentent un écart significatif dans les habiletés de bas-niveau par rapport aux enfants ordinaires. Cependant, Liratni, Wagner et Pry (2012) concluent que le problème d’écriture n’est pas présent chez tous les enfants HPI. L’objectif principal a été de développer la connaissance et la compréhension des difficultés d’apprentissage de l’écrit chez les adolescents HPI, en comparant leurs performances dans les composantes de la production écrite aux performances d’adolescents ordinaires. La maîtrise des processus transcriptionnels et des processus conceptuels était l’objet principal d’intérêt. Soixante trois adolescents à HPI (critères 125 ou 130) et 63 adolescents ordinaires (critère 90-110) ont participé à l’étude. Tous étaient scolarisés de la 6ème au 3ème dans un collège urbain. Trois composantes de la production écrite ont été évaluées, (1) la qualité graphomotrice, (2) l’orthographe, (3) la composition d’un texte narratif. Les données ont relevé des difficultés spécifiques chez les adolescents à HPI. Notamment en ce qui concerne les processus transcriptionnels et orthographique à des niveaux perceptifs relativement fin. Les principaux résultats dévoilent des effets significatifs sur certaines dimensions graphomotrices comme l’ambiguïté des lettres écrites, la variation non automatisée des lettres troncs. Ils indiquent également des difficultés dans les processus orthographiques telle que, l’orthographe lexicale. Pour les processus conceptuels, il n’est pas mis en évidence de difficultés particulières. Malgré des processus transcriptionnels peu maitrisés, les HPI semblent pouvoir mobiliser des ressources atypiques afin de développer le même niveau conceptuel que leurs pairs.

Mise à jour le 05/04/2019