Claire Ballot a soutenu publiquement ses travaux de thèse intitulés : "Mémoriser des mots : rôle des caractéristiques lexicales et émotionnelles chez des adultes jeunes et âgés" dirigés par Pr. Stéphanie Mathey et Dr. Christelle Robert (HDR).

La soutenance s'est déroulée le lundi 16 décembre 2019 à 14h à l'Université de Bordeaux - Site Pôle juridique et judiciaire (35 place Pey-Berland), Amphithéâtre Duguit.

Mots-Clefs :

Mémorisation des mots, Voisinage orthographique, Valence émotionnelle, Imageabilité, Vieillissement, Compétences langagières

Résumé :

L'objectif de cette thèse était d'étudier le rôle des caractéristiques lexicales et émotionnelles dans la mémorisation des mots écrits chez l'adulte en fonction de l'âge et des compétences langagières. Tout d'abord, nous avons étudié l'effet du voisinage orthographique dans la mémorisation des mots (Exp. 1-3). Les résultats suggèrent que la fréquence du voisinage n'influence pas la mémorisation des mots (Exp. 1). En revanche, la densité du voisinage a un effet inhibiteur dans les tâches de reconnaissance mnésique (Exp. 2-3) notamment lorsque les mots sont peu imageables (Exp. 3). Cet effet de densité du voisinage varie selon les compétences langagières (Exp. 2) et selon l'âge (Exp. 3). Puis, nous avons étudié l'influence de la valence émotionnelle des mots lors de leur mémorisation (Exp. 4-6). Un effet facilitateur de la valence a été obtenu dans les tâches de rappel et de reconnaissance mnésique chez les adultes jeunes et âgés (Exp. 4). L'imageabilité des mots influence les effets de valence émotionnelle chez les adultes jeunes. Une préférence pour les mots positifs imageables a notamment été montrée sur les performances de rappel (Exp. 5) et de reconnaissance mnésique (Exp. 6). Enfin, l'effet de la valence du voisinage orthographique a été testé (Exp.7 ; 9). Les données ont indiqué un effet de la valence du voisinage dans les tâches de rappel (Exp. 7 ; 9) et de reconnaissance (Exp. 7) qui varie selon l'âge (Exp. 9). Des estimations de familiarité et d'imageabilité (Etude 8) recueillies auprès de 1238 adultes d'âge différent (18-85 ans) pour les 1286 mots de la base EMA (Gobin et al., 2017) ont montré que les relations entre ces variables et les caractéristiques émotionnelles des mots étaient modifiées selon l'âge. Les résultats sont interprétés au sein d'une approche combinant les modèles de reconnaissance visuelle de mots de type Activation Interactive aux modèles de mémoire à doubles processus.

Mise à jour le 03/02/2020