Doriane DAVEAU a soutenu publiquement ses travaux de thèse intitulés : "De l’activation au comportement : une contribution à l’étude des processus sous-jacents aux effets d’amorçage comportemental" dirigés par Monsieur Pr. François RIC

La soutenance s'est déroulée le jeudi 15 novembre 2018 à 14h00 à l'Université de Bordeaux - 3 ter place de la Victoire, 33076 Bordeaux - Amphithéâtre Pitres

Composition du jury :

M. François RIC Laboratoire de psychologie - Université de Bordeaux Directeur de thèse
Mme Maria AUGUSTINOVA CRFDP - Université de Rouen Rapporteur
Mme Stéphanie CHAMBARON INRA - UMR Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation, Dijon Rapporteur
M. Dominique MULLER Laboratoire Inter-universitaire de Psychologie - Université Grenoble Alpes Examinateur
M. Alexandre PASCUAL Laboratoire de psychologie - Université de Bordeaux Examinateur

Mots-clés :

Amorçage comportemental, cognition sociale implicite, processus non conscients, concept de soi, conscience de soi, estime de soi.

Résumé :

Les effets d’amorçage comportemental ont fait l’objet de nombreuses recherches. Ces travaux ont révélé que l’activation incidente de concepts pouvait orienter le comportement des individus et que cette influence pouvait avoir lieu en dehors de la conscience. Toutefois, des critiques ont émergé à propos de ce champ de recherche, remettant en question la robustesse de certains types d’effets d’amorçage et la véracité de ces effets. L’identification des processus sous-jacents aux effets d’amorçage comportemental s’est alors imposée comme indispensable afin de mieux comprendre sous quelles conditions ils apparaissent et ainsi pourquoi ils font l’objet de difficultés de réplication. Ce travail de thèse a pour objectif d’apporter une contribution à l’identification des processus sous-jacents aux effets d’amorçage. A travers neuf expériences, nous avons testé d’une part, l’idée selon laquelle des caractéristiques méthodologiques (e.g., la durée d’exposition aux amorces) étaient propices à l’émergence de ces effets, d’autre part le rôle modérateur de certains facteurs (i.e., le concept de soi) dont une partie de la littérature suppose qu’ils sont impliqués dans ces effets. Les résultats montrent que le concept de soi pourrait être un déterminant de l’ampleur et de la direction des effets d’amorçage comportemental, selon l’implication de la conscience de soi ou de l’estime de soi. De plus, le niveau de perception des amorces semble être un candidat privilégié des modérateurs de l’amorçage comportemental. Dans l’ensemble, ces résultats fournissent des éléments afin de poursuivre l’investigation des mécanismes sous-jacents aux effets d’amorçage comportemental.

Mise à jour le 05/04/2019